Imaginez la scène : le pont d’un porte-avions, immense, métallique, froid. Une mécanique de guerre parfaitement huilée, prête à rugir. Et soudain, un grain de sable. Ou plutôt, un point rose. Un simple flamant qui vient se poser là, sans autorisation.
C’est le point de départ de « Code Rose », un court-métrage d’animation brillant issu de l’École des Nouvelles Images. En quelques minutes, ce film d’animation réussit un tour de force : transformer une zone de conflit potentiel en zone de paix.
Le choc visuel : gris acier contre rose bonbon
La première chose qui séduit dans cette œuvre, c’est la maîtrise absolue du contraste. L’univers militaire est dépeint dans des nuances de gris, de bleu terne et de noir. Les lignes sont droites, les visages fermés, l’ambiance est à la rigueur et à la discipline.
Face à cela, le « virus » est organique : des flamants roses. Ils sont en courbes gracieuse, « indisciplinés », bruyants, étonnants, innombrables et d’une couleur éclatante.
À mesure que les oiseaux envahissent le pont, le gris recule. Le métal froid disparaît sous un duvet chaud et vivant. Visuellement, le spectateur assiste à la « contamination » de la guerre par la vie et la paix.
Une fable pacifiste
Ce qui rend ce film génial, c’est la réaction des militaires. Face à cette invasion inoffensive, ils appliquent leurs protocoles habituels : intimidation, force, escalade. Mais comment faire la guerre à un oiseau qui se contente… d’être là et d’être lui ?
Le comique de situation naît de cette disproportion : des avions de chasse cloués au sol par de « simples volatiles ». Les soldats, formés pour affronter des ennemis armés, se retrouvent impuissants.
C’est un véritable symbole de paix et d’humanité.
J’adore 🥰.

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