Un film d’animation sur le bonheur et la gentillesse

La joie est contagieuse. Un pâtissier passionné en fait l’expérience chaque jour : il déclenche des sourires chez ses clients, et chaque sourire le remplit un peu plus de bonheur. Tous ? Non. Un petit garçon reste triste et renfrogné malgré ses efforts. Ce qui mine le moral du gentil pâtissier.

Il va alors avoir une idée : proposer au garçon de passer derrière le comptoir avec lui.

Regardez… et ressentez. 🙂

 

Pourquoi ce film touche autant en deux minutes

Tout se joue sans un mot. Pas de dialogue, pas de narration, pas de musique explicative : uniquement des visages et des gestes. C’est ce qui rend ce court-métrage accessible aux plus jeunes, mais aussi ce qui lui donne sa force auprès des adultes.

Le film met en scène quelque chose que les psychologues appellent la contagion émotionnelle : nous attrapons les émotions des autres presque automatiquement, en imitant sans y penser leurs expressions et leur posture. Un sourire reçu déclenche un début de sourire chez celui qui le reçoit, et le mouvement s’auto-entretient. Le pâtissier en vit littéralement.

Mais le film ne s’arrête pas là, et c’est ce qui le rend intéressant. Il montre aussi la limite de ce mécanisme. Face à un enfant qui ne va pas bien, distribuer de la bonne humeur ne suffit pas. Le pâtissier finit par comprendre qu’il ne doit pas lui offrir un sourire de plus, mais quelque chose de bien plus rare : une place à ses côtés.

C’est là toute la différence entre être gentil avec quelqu’un et faire une place à quelqu’un. La première attitude demande un geste. La seconde demande de se pousser un peu.

À qui le montrer

L’absence totale de dialogue rend le film compréhensible dès 4 ans. Les enfants suivent l’histoire par les visages, et repèrent immédiatement celui qui ne sourit pas.

Il résonne particulièrement pour trois situations : l’enfant timide ou réservé, qui reste en retrait dans les groupes ; l’enfant qui traverse une période difficile et à qui l’entourage répète « souris un peu » ; et l’enfant très sociable, qui a besoin de comprendre que tout le monde ne réagit pas comme lui à une main tendue.

Des questions à poser après le visionnage

Deux minutes de film, dix minutes de discussion : c’est souvent le meilleur rapport. Quelques pistes, à adapter à l’âge de votre enfant.

Avec les plus jeunes (4-7 ans)

  • Comment tu as vu que le petit garçon n’était pas content ?
  • Qu’est-ce que le pâtissier a essayé, au début ?
  • Qu’est-ce qui a marché, finalement ?

Avec les plus grands (8 ans et plus)

  • Pourquoi les sourires ne suffisaient pas, à ton avis ?
  • Est-ce que ça t’est déjà arrivé, de ne pas avoir envie de sourire alors que tout le monde autour était joyeux ?
  • Est-ce qu’il y a quelqu’un, dans ta classe, qui reste souvent seul ? Qu’est-ce qu’on pourrait lui proposer de faire avec nous ?

Cette dernière question est la plus utile de toutes. Elle transforme un joli film en une action possible dès le lendemain matin dans la cour.

En classe

Le format court et l’absence de dialogue en font un excellent support pour l’enseignement moral et civique, du cycle 1 au cycle 3. Deux exploitations simples : demander aux élèves de raconter l’histoire à l’oral, ce qui travaille le vocabulaire des émotions sans passer par une leçon ; ou leur faire imaginer, avant la fin, ce que le pâtissier pourrait bien inventer — puis comparer leurs propositions à celle du film.

Titre original : Patisserie

Réalisation : Edward Kurchevsky

Durée : 2 minutes 4 secondes

Public : toute la famille, dès 4 ans

Thèmes : bonheur, gentillesse, altruisme, inclusion, émotions, pâtisserie

1 Comment

  1. Gratitude pour ce film qui est une belle représentation de ce que c’est que la gentillesse, il faut en user à n’en plus finir afin de contaminer notre Monde qui en a cruellement besoin, mille mercis….

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.